Un « produit recyclé » (on devrait plutôt dire un « produit à base de matière recyclée ») doit être composé au moins en partie de matières extraites du circuit conventionnel des déchets : les matières premières secondaires. Tout produit, tout emballage, tout déchet, quelle que soit son origine (industrielle, tertiaire, commerciale ou ménagère), susceptible d’être déposé en décharge ou d’être incinéré, mais qui est récupéré pour être recyclé, permet de produire des matières premières secondaires. Et les produits finis fabriqués au moins en partie avec ces matières sont des « produits recyclés ».
Selon cette notion, un produit n’a donc pas besoin de contenir 100 % de matière première secondaire pour être considéré comme recyclé.
C’est le cas d’un bac de collecte des déchets ou d’un banc constitué à 40 % de polyéthylène recyclé, d’un sac-poubelle comportant 80 % de film plastique ou d’un pneu rechapé. De même, les produits composites sont constitués de plusieurs matériaux, dont certains contiennent des matières recyclées.
Certaines filières telles que l’industrie papetière, l’industrie verrière et la métallurgie ont intégré le recyclage dans leur processus de production depuis très longtemps. Les produits qui en sont issus – cartons, bouteilles, voitures – sont très répandus, voire omniprésents, sans que l’on sache pour autant que ce sont des produits recyclés. En revanche, pour d’autres matières, telles que les plastiques, le processus de recyclage est plus récent.
Pourtant, cette matière première secondaire représente des volumes croissants, notamment en raison de l’évolution de nos modes de consommation, et les produits recyclés à partir des plastiques se multiplient mais sont souvent méconnus. D’où l’intérêt de pouvoir connaître et identifier ces produits. En fait, beaucoup de produits sont recyclables, les seules limites à leur recyclage sont d’ordre économique et écologique. Un produit déclaré recyclable présente la particularité de pouvoir être transformé en matière première secondaire dans des conditions techniques et économiques raisonnables. Cela ne signifie pas qu’un tel produit fera forcément l’objet d’un recyclage effectif en fin de vie. Encore faut-il qu’il y ait un marché pour le produit recyclable obtenu !
Enfin, la distinction entre le produit et l’emballage de même que l’appréciation d’une déclaration « recyclé » sur le produit et non sur un composant accessoire du produit doivent apparaître de manière évidente pour le consommateur. Pour une bouteille portant la déclaration « produit recyclé », le consommateur est susceptible de considérer que le bouchon, non recyclé, est un composant accessoire et que l’argument est donc acceptable.
Le nombre de produits recyclés progresse constamment en France. Outre ceux fabriqués à base de verre, de métal et de papier, ceux issus de matières telles que les plastiques, les déchets verts ou les hydrocarbures sont de plus en plus nombreux
Beaucoup de produits utilisés tous les jours et fabriqués à partir de matière recyclée présentent des niveaux de performance et de qualité au moins équivalents à ceux des produits fabriqués à partir de matière vierge. Ils doivent, de toute façon, respecter les mêmes normes de qualité que les produits vierges et, de fait, les principes de précaution à respecter sont identiques. Et comme pour le reste, il faut analyser un produit recyclé au regard de sa valeur d’usage.
Comme pour chaque nouveau produit, les coûts de lancement sont lourds. Cependant, les produits recyclés commercialisés depuis quelques années ont vu leur prix baisser, et un accroissement de leurs ventes accentuerait encore cette tendance.
Trois types d'informations sont donnés par les sigles et logotypes apposés sur les produits et les emballages :
Les logos "recyclés" (ci-dessous) concernent surtout les produits papetiers et, de façon plus récente et moins développée, certains plastiques. Les industries des autres filières, notamment dans le domaine de l'emballage, ont davantage développé un message sur la possibilité de récupérer et de recycler leurs produits.

Fin 2006, la France comptait 59,5 millions de trieurs, contre 49 millions fin 2002.
Et, à cette même date, le taux de recyclage des emballages ménagers s’est élevé à 59,5% soit 2,8 Mt et le taux de valorisation à 76% soit 3,6 Mt.
Performances de recyclage par matériau (en pourcentage du gisement contribuant)
Taux de recyclage des emballages par matériau en 2006 (Ademe, 2006, en %)